Rue Delarivière Lefoullon : un immeuble aux trois quarts murés où résident encore quelques dizaines de personnes âgées.
Lors du conseil municipal du 3 décembre 2002, nous avions interpellé le Maire sur le devenir des habitants du 10, rue Delarivière Lefoullon.
Cet immeuble à loyers 48 a été récemment vendu. Le promoteur qui souhaitait construire une tour de bureaux le long du circulaire a été tenu d’acheter également cet immeuble. Pour en faire quoi ? Mystère. D’aucuns disent que la Mairie y verrait bien des jardins. Ce qui est sûr, c’est que le Maire a envoyé une lettre très sèche aux résidants pour bien leur faire comprendre que c’était au nouveau propriétaire (une société) de les reloger et que cela ne concernait absolument pas la Municipalité. Les résidants, Putéoliens de longue date, en ont été choqués.
Actuellement, les trois quarts de l’immeuble sont murés. Les derniers résidants devraient être relogés d’ici le mois de mai ou juin. Ce sont essentiellement des personnes âgées. L’une d’elles, 97 ans, vit là depuis 1942. D’autres y vivent depuis plus de trente ans. On propose à certains un relogement dans deux vieux immeubles : l’un donne sur le 55, rue de la République ; l’autre sur le 31, rue de l’oasis. Ces immeubles devraient être rénovés mais pour l’instant, on ne voit pas de travaux en cours. D’autres attendent encore qu’on leur propose un appartement. On imagine l’angoisse de tous ces locataires. Heureusement la loi oblige le propriétaire à redonner un logement à peu près de même surface et de même prix.
Certains promoteurs passent un accord financier avec les Municipalités, pour que celles-ci relogent une partie des habitants. Dans ce cas, le promoteur aurait refusé.
Pour notre part, nous regrettons que cet immeuble n’ait pu être sauvé à l’instar de beaucoup d’autres dans le bas de Puteaux. Aux dires des habitants, c’était une résidence très agréable.
Avec cet immeuble, c’est encore plus d’une centaine de logements sociaux de fait qui disparaissent à Puteaux.