Ceux et celles qui ont vu le reportage diffusé sur France 3 le samedi 18 octobre ont pu se rendre compte de la violence avec laquelle les sbires de la mairie ont repoussé les manifestants venus apporter leur soutien aux "exclus" des conseils municipaux :
David Michel, militant des Verts, et Christophe Grébert, militant socialiste et animateur du site www.monputeaux.com
Vendredi 17 octobre, dès 18h30, nous étions plus d’une cinquantaine (militants socialistes, verts, communistes, membres de Puteaux alternative et simples citoyens) rassemblés derrière l’hôtel de ville pour obtenir que Christophe Grébert, seul présent ce soir-là, puisse assister au conseil comme la loi l’y autorise.
Pascal Buchet, premier secrétaire du Parti socialiste et conseiller général des Hauts-de-Seine ainsi que plusieurs autres élus dont Francine Bavay (vice-présidente du conseil régionale Les Verts), Maurice Lobry (PS), Dominique Cloarec (Les Verts), Gabriel Massoux (PC) avaient tenu à venir se rendre compte par eux-mêmes de ce qui se passait à Puteaux. Tous sont repartis complètement éberlués par ce qu’ils avaient découvert.
Ils n’étaient pas les seuls : plusieurs badauds attirés par le bruit de la sono et par l’importance du rassemblement s’exclament : "il a le droit de rentrer, ils peuvent pas l’empêcher…ça va mal finir…ils vont les faire sortir…".
Pendant le discours du Maire : "vous avez été battus et vous serez battus jusqu’à la fin des temps !", d’autres s’exclament : "on croirait César !", "c’est surréaliste !"
Après l’entrée des ceccaldistes conduits en cortège par Mme Ceccaldi et le Maire dans la Mairie, nous avons été repoussés violemment à deux reprises. Pourtant la seconde fois, nous avions obtenu à la demande de Pascal Buchet l’aide de la police nationale ! Mais les "gros bras" du Maire ne reculent devant rien : commissaire, policiers, journalistes, militants, tout le monde y passe avec en fond sonore la chanson : "Il fait bon vivre à Puteaux !".
Surréaliste, c’était bien le mot qui convenait.
Sous l’oeil des caméras et des élus du département et de la région, la Majorité actuelle a donné une belle image de la façon dont elle conçoit la démocratie !
Les élus de l’opposition ont refusé de siéger dans ces conditions. Ils ont écrit au Préfet pour demander l’annulation des actes de ce conseil.
LA LETTRE AU PRÉFET
"Monsieur le Préfet,
Le vendredi 17 octobre s’est tenu un Conseil municipal à Puteaux. Trois élus de l’opposition sur cinq étaient présents devant l’hôtel de ville : Monsieur GHENASSIA, Monsieur BRISSET, Madame JEANNE. Monsieur REIN avait donné mandat à Madame JEANNE, Madame BENSAID était absente et n’avait pas donné mandat.
Nous avons voulu avant d’entrer nous assurer que Monsieur Grébert, militant socialiste, interdit de conseil depuis près d’un an et récemment molesté à l’entrée d’une réunion publique, pourrait assister, comme n’importe quel autre citoyen, à ce conseil. Or il n’en a rien été.
A deux reprises, Monsieur Grébert, les conseillers municipaux de l’opposition, les élus du département, de la région ainsi que tous les citoyens de Puteaux non invités par le Maire ont été violemment repoussés à l’extérieur de l’hôtel de ville.
Monsieur Ghénassia a néanmoins pu parvenir jusqu’à la salle du conseil où il a déclaré, en notre nom, que nous ne pouvions siéger dans de telles conditions.
En conséquence, nous demandons l’annulation de tous les actes de ce conseil".
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