Le conseil municipal réuni le 3 Février a enfin attribué le marché des travaux de construction de la future crèche du 157-157bis rue Jean Jaurès. Il était temps ! Ce projet de crèche qui datait de 1999 était le seul proposé par Charles Ceccaldi-Raynaud dans son programme des municipales de 2001. Et pourtant, il s’est déjà écoulé exactement 6 longues années depuis l’achat du terrain par la ville sans que les - travaux soient encore lancés. Nous avons rappelé qu’à Nanterre il fallait nettement moins de temps pour faire avancer un projet similaire. En septembre 2001, cette municipalité avait en effet décidé de lancer un projet de crèche (quartier des Cheneuvreux) suite à la proposition de Philippe Lacroix, maire adjoint PS en charge de la petite enfance. Les entreprises de construction ont été choisies en Mars 2004. Ce qui a pris moins de 2 ans et demi à Nanterre en a pris plus de 6 à Puteaux ! Chez nos voisins, les travaux sont en cours depuis Novembre dernier alors qu’à Puteaux nous n’avons toujours qu’un terrain vague. Même type de projet, même époque de lancement, même réglementation, ce n’est donc pas de ce côté qu’il faut chercher l’erreur contrairement à ce que Mme Ceccaldi cherche à nous faire croire. C’est plutôt le manque de volonté politique et un cahier des charges mal défini à cause des parti-pris architecturaux du maire qui ont entraîné ce fiasco. Jugez en par vous-même :
A Puteaux : 6 ans après la décision : toujours un terrain vague.
22 Février 1999 Le conseil autorise le maire à signer l’acte d’achat du terrain bâti (4 millions de Francs)
8 Décembre 1999 (plus de 8 mois après !) Le conseil lance le concours d’architecte.
6 Juin 2000, parmi plus de 44 candidatures on sélectionne 3 finalistes « qui se sont distingués par leur expérience dans ce domaine précis de travaux »
26 Juin 2000 le maire lance la procédure de démolition de l’immeuble.
20 Décembre 2000 La municipalité s’aperçoit qu’elle a vraiment manqué de flair en sélectionnant ces architectes car aucun des 3 lauréats (retenus parmi au moins 44 au départ !) n’a été capable de présenter un projet « compatible avec les exigences fonctionnelles et urbanistiques du concours ». Pour sanctionner le retard subi, les indemnités de concours sont même réduites de 20%.
25 Avril 2001 on lance un nouveau concours d’architecte.
14 Février 2002 Parmi 39 candidats on sélectionne 3 finalistes. Ces candidatures ont été retenues « pour les compétences, les références et les qualités architecturales qu’elles ont été en mesure de présenter »
28 Juin 2002 c’est le cabinet Hontarrede qui est choisi. La mairie confirme son manque de perspicacité dans le choix des finalistes puisqu’elle a du écarter les deux autres candidats pour non respect du règlement d’urbanisme.
C’est d’autant plus fâcheux que le projet retenu était, parmi les trois finalistes, celui que le service petite enfance avait jugé dans son rapport comme étant le « moins fonctionnel » des trois projets. « le concept avec des vitrages est très agréable sur le plan architectural mais peu compatible avec un accueil en petite enfance en raison de la chaleur induite par le vitrage et de l’entretien de ce type de structure avec des enfants ». Le rapport émet ensuite des doutes sur les solutions techniques proposées par l’architecte en se basant sur l’expérience de la crèche Godefroy où « nous avons déjà un problème de chaleur excessive, en raison des baies vitrées, malgré tous nos efforts techniques pour y remédier ». On souligne enfin que l’agencement des locaux n’est pas pratique. On note par exemple que « la biberonnerie est au sous-sol, donc incompatible avec un accueil de bébés au troisième étage ».
La mairie a donc privilégié l’aspect extérieur du bâtiment selon les caprices du maire en négligeant le confort des enfants, une notion nettement moins subjective et beaucoup plus importante à notre avis.
Le 19 Décembre 2002 la municipalité décide de remanier le cahier des charges en demandant à l’architecte de retravailler la façade qui devra comporter « une entrée monumentale et des modénatures plus travaillées » et de créer une zone bibliothèque comportant un pôle informatique. Pourquoi ces modifications importantes n’ont-elles pas été prévues dès le départ ? Sont-elles vraiment utiles ?
Le 27 Mars 2003 le maire dépose la demande de permis de construire. Le dépôt tardif du permis permet de masquer un peu le retard auprès des passants (il est affiché sur la palissade conformément à la loi)
Le 23 Juillet 2003 on lance l’appel d’offre pour les travaux de construction.
Le 16 Juillet 2004 l’appel d’offre est déclaré infructueux pour des raisons obscures et une nouvelle procédure est lancée en recourant à la procédure du marché négocié (la municipalité négocie alors directement avec des entreprises sans appel d’offre public).
Le 3 Février 2005 Un entrepreneur est enfin choisi et les travaux vont sans doute pouvoir enfin commencer.
A Nanterre : 3 ans et demi après la décision : les travaux ont déjà commencé.
Septembre 2001 le conseil municipal, sur proposition de Philippe Lacroix maire adjoint PS, décide le lancement du projet et retient le site.
Mars 2002 le conseil municipal approuve le dossier de concours et lance le concours d’architecte.
Octobre 2002 choix de l’architecte
Janvier 2003 lancement du concours pour la maîtrise d’œuvre
Juin 2003 choix du maître d’œuvre.
Octobre 2003 appel d’offre pour la construction.
Mars 2004 choix des entreprises pour la construction.
Novembre 2004 début des travaux de construction.
Décembre 2005 fin des travaux de construction.
Janvier 2006 : Ouverture de la crèche.
Comme nous le rappelle Philippe la procédure de construction d’une crèche n’est pas simple. C’est bien pour cela qu’il faut avoir une volonté politique sans faille pour mener à bien ce type de projet et veiller à suivre continuellement le bon déroulement des opérations. A Nanterre comme à Paris nous avons prouvé qu’à gauche, nous en étions capables.
(rapport établi par François Top et repris dans ses grandes lignes par Gérard Brisset au conseil municipal du 3 Février)