"D’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent, et enfin vous gagnez" (Gandhi)
Le 5 septembre dernier, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire de Puteaux et son père Charles, conseiller général et ancien maire de la ville, ont été condamnés par le Tribunal de Grande Instance de Nanterre à 2.500 euros d’amende chacun, respectivement pour diffamation et complicité de diffamation.
Ils devront payer solidairement 3.000 euros de dommages et intérêts et 750 euros chacun au titre des frais de justice à Christophe Grébert, blogueur et militant socialiste pour avoir publié sur le site internet de la ville un texte où il était affirmé que « l’intéressé possède la fâcheuse habitude de photographier les enfants et de les approcher sans l’autorisation des parents » !
Un communiqué judiciaire expliquant que les Ceccaldi-Raynaud ont été condamnés pour avoir "insinué que M. Christophe Grébert avait des penchants pédophiles" devra être publié sur le site internet de la mairie de Puteaux et dans deux journaux, le Parisien et le Journal du dimanche. Les prévenus ont dix jours pour faire appel.
La justice a ainsi clairement désapprouvé les méthodes des Ceccaldi qui depuis des décennies avaient pris l’habitude de diffuser des textes présentant leurs opposants comme des pervers et des malades mentaux. Le paradoxe est que, sans la plainte déposée par nos élus contre son blog –monputeaux.com- [1], Christophe Grébert n’aurait sans doute pas porté plainte préférant comme beaucoup ne pas se lancer dans une action judiciaire où les moyens des deux parties sont aussi disproportionnés. Ce seul procès aura coûté 11.000 euros à la commune en frais d’avocats.
Ce jugement marque une grande victoire pour la démocratie en général et pour la démocratie putéolienne en particulier. On peut en effet espérer qu’il fera réfléchir les élus indélicats et qu’il leur ôtera l’envie d’ écrire de telles ignominies.
Merci à Christophe Grébert d’avoir courageusement mené ce combat. Nous ne doutons pas que l’issue de ce procès ne réjouisse tous ceux et celles qui ont eu à souffrir du système en place. Les lois de la République doivent être respectées par tous et d’abord par nos élus.
Nadine JEANNE pour le groupe Gauche plurielle